Fiche familiale
woman‎Eudoxie DE COMNÈNE‏‎, fille de Isaac DE COMNÈNE et Irène SYNADENOS‏.
Naissance ‎± 1154

, Décès ‎après 1204‎. Profession: Princesse byzantine, dame de Montpellier
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Eudoxie Comnène (vers 1165-après 1202) est une princesse byzantine, dame de Montpellier par son mariage. Elle est la petite fille de l'empereur de Byzance Jean II Comnène.

L'impératrice » de Montpellier fut une princesse byzantine.

La lettre d'Innocent III, rapprochée du témoignage de Guillaume de Puylaurens, nous incline à croire qu'elle fut nièce de Manuel Comnène. Du Cange (Familiae Byzantinae, p. 185) la croit fille d'Isaac, frère de Manuel.

Nous n'avons pas le droit de voir en elle, avec le roi Jacques d'Aragon, son petit-fils, une fille de Manuel Comnène. Car, avant lui, le pape Innocent III, et, de son temps, Guillaume de Puylaurens, moins intéressés que lui à rehausser l'éclat de la maison de Montpellier, n'ont connu cette princesse, le pape, que comme une noble grecque, Guillaume comme la nièce de Manuel. En outre, les Byzantins ne connaissent à Manuel que deux filles qui n'ont pu être ni l'une ni l'autre l'impératrice de Montpellier, et ils n'ont pas catalogué ce mariage dans la liste, pourtant fort longue, qu'ils ont dressée des unions de ce genre voulues et multipliées par l'empereur Manuel Comnène


L’union entre Eudoxie et Guillem VIII

Eudoxie était venue à Montpellier en vue de son mariage avec le roi Alphonse II d’Aragon, or, ce dernier, las d’attendre, demanda la main de l’infante Sancia, fille d’Alphonse VII, roi de Castille, et l’épousa le 18 janvier 1174. Eudoxie accueillie, comme nous l’avons dit, par Guillem VIII, les chroniques se contentent de mentionner la déception de la princesse et d’indiquer que le seigneur Guillem lui offrit de l’épouser. Refusant tout d’abord, il n’était ni roi ni prince, elle finit cependant par accepter cette union, mais exigea toutefois de Guillem la promesse que le premier enfant qui naîtrait, garçon ou fille, serait l’unique héritier de la seigneurie de Montpellier, avec garantie, par serment de tous les habitants du bourg âgés au moins de quatorze ans. Ces engagements furent, plus tard, respectés par les montpelliérains.

Le mariage eut lieu vers 1181. De cette union naquit une fille, ce qui causa une grande déception à notre Guillem. Après la naissance de cette enfant prénommée Marie, la future Marie de Montpellier, Guillem VIII répudia brusquement Eudoxie, sous prétexte qu’il désirait un héritier mâle qu’elle ne pouvait lui donner et de plus qu’elle avait violé la fidélité conjugale, avec Foulques de Marseille, un des plus grands troubadours de son temps, devenu plus tard évêque de Toulouse. Guillem obligea sa femme à quitter le château et la fit conduire à l’abbaye de son oncle Raimond Guillem, prieur à Aniane, donnant l’ordre de l’y retenir prisonnière. Guillem avait choisi ce couvent parce qu’il pensait obtenir facilement de sa femme un aveu d’infidélité ou une renonciation à son titre d’épouse, ce qu’elle refusa toujours. L’abbé J. Rouquette écrira donc simplement qu’Eudoxie s’était retirée d’elle-même auprès de son oncle.

Alors que Guilhem VIII mourut à Montpellier, en 1202, Eudoxie mourut retirée à l'Abbaye d'Aniane.

https://www.persee.fr/doc/anami_0003-4398_1911_num_23_91_7805

Marié ‎± 1181 (approximativement 21 ans marié ) avec:

manGuillaume VIII DE MONTPELLIER‏, fils de Guillaume VII DE MONTPELLIER et Mathilde DE BOURGOGNE‏.
Naissance ‎± 1157, Décès ‎16 nov 1202 Montpellier,34000,Languedoc-Roussillon,,FRANCE, La mort de Guilhem VIII (1157-1202), seigneur de Montpellier, est datée du 9 novembre 1202. Il avait eu, avant de mourir, le temps de faire célébrer le mariage de sa fille Agnès, née de son union non-reconnue par la papauté avec Agnès de Castille (il avait, pour épouser Agnès de Castille en 1187, répudié sa première épouse, Eudoxie Comnène) et de Raymond-Roger Trencavel (1185-1209), vicomte de Béziers et de Carcassonne. ‎, approximativement 45 ans. Profession: Sire de Montpellier seigneur de Castries , Castelnau, Le Pouget et Pignan, ‎1er mariage avec: Eudoxie DE COMNÈNE, 2ème mariage avec: Agnès DE CASTILLE
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Guilhem VIII naît en 1157, il est le fils de Guilhem VII de Montpellier et de Mathilde de Bourgogne. Il est seigneur de Montpellier : la ville, fondée deux siècles plus tôt par son ancêtre, est alors en plein essor, déjà célèbre pour sa prospérité et son artisanat, et riche d'un enseignement en médecine et en droit. La dynastie des Guilhem est aussi connue pour sa tolérance, et la ville est déjà une terre d'accueil où se croisent des personnes de toutes origines. En 1174, il épouse une princesse byzantine: Eudoxie Comnène, nièce de l’Empereur d'Orient. Il entretient une petite cour où fleurit la poésie courtoise de langue d'oc. Il accueille notamment à sa cour Arnaut de Mareuil, un des plus célèbres troubadours de son époque. En 1187, il la répudie pour Agnès de Castille, cousine de la reine d'Aragon, qu'il épouse à Barcelone. Ils vivaient déjà en union illégitime (ce second mariage bien que célébré n'ayant pas été reconnu par le Pape). En effet, deux Papes refuseront successivement de reconnaître cette union.

Son droit fut plus gravement lésé à l'occasion du second mariage de sa fille Maria avec Bemat IV de Comminges. En décembre 1197, Guilhem VIII lui arracha un acte de renonciation à la seigneurie de Montpellier. La teneur,ouvertement misogyne, du préambule de cette charte préparait son éviction de la principauté de son père :

« Il est notoire à tous ceux qui savent la morale et le droit que les femmes ne peuvent être juges, ni avoir part à l'examen des procès et à la prononciation des sentences ; que c'est une coutume établie, de tout temps, dans la seigneurie de Montpellier, dans le château de Lattes et dans toutes leurs dépendances que le domaine, la domination, la puissance et la juridiction ne peuvent jamais être transmis aux filles, tant qu'il y a un homme survivant ; et que l'Empereur a déclaré pour toujours qu'aucune femme ne 'pourra occuper ces offices, exclusivement masculins, ni par don, ni par héritage ni pour aucune autre raison ; cette loi interdit à jamais aux femmes la possession d'empire, royaume, duché, principauté, comté,marquisat ou juridiction quelconquel. »

Descendance

De ces deux « unions », naissent sept garçons et trois filles, tels que mentionnés dans le testament de Guilhem VIII :

Avec Eudoxie Comnène :

Marie de Montpellier, 1182-1213. Elle épousera successivement: 1. en 1192: Raymond Geoffroi II dit Barral, vicomte de Marseille. 2. en 1197: Bernard IV de Comminges. 3. en 1204: Pierre II d'Aragon.

Avec Agnès de Castille

Guilhem IX, 1202-1204. En 1204, il est déclaré par sa mère seigneur de Montpellier. Mais il en est chassé peu après avec sa mère Agnès, et se réfugie à Pézenas et Marie, l'aînée de Guilhem, devient la dame de Montpellier et d'Aumelas. On perd alors sa trace.

Thomas, dit Tortose; dans son testament de 1202, son père lui lègue Paulhan et ses droits sur Tortose, ainsi qu'une rente annuelle de 1 000 sous

Raimond, dans son testament de 1202, son père le destine à devenir religieux

Bernard Guilhem d'Entença, dans son testament de 1202, son père le destine à devenir religieux

Gui, dans son testament de 1202, son père le destine à devenir religieu

Burgondion, dans son testament de 1202, son père le destine à devenir religieux

Agnès, mariée en 1203 à Raimond-Roger Trencavel, vicomte de Carcassonne, Béziers, Albi et Razès

Adalaïs

Enfants:

1.
womanMaria DE MONTPELLIER‏
Naissance ‎± 1173 Montpellier,34000,Languedoc-Roussillon,,FRANCE,, Décès ‎25 avr 1213 Rome- Italie,,,,,‎, approximativement 40 ans. Profession: Dame de Montpellier, reine consort de la couronne d'Aragon
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Marie de Montpellier de son nom occitan Maria de Montpelhièr née vers 1173 à Montpellier et morte le 18 avril 1213 à Rome, est la dernière descendante des Guilhem, les seigneurs de Montpellier et avec elle s'éteindra cette dynastie. Elle devient, de par son mariage avec Pierre II d'Aragon, reine consort de la couronne d'Aragon.

Toute sa vie, Marie sera victime des ambitions de son entourage (son père, sa belle-mère, ses époux) et des notables de Montpellier.

Elle est la fille de Guilhem VIII de Montpellier (1157 - 9 novembre 1202 ) et d'Eudoxie Comnène (1162 - après 1202), la nièce de l'empereur Manuel Ier Comnène de Byzance.

En 1204, et après l'abdication en sa faveur de son demi-frère, Guilhem IX de Montpellier, elle devient « Seigneur de Montpellier » et « Seigneur d'Aumelas ». Titres qu'elle gardera jusqu'à sa mort, en 1213.

Ses trois mariages

Mariée dès l'âge de douze ans à Raymond Geoffroi II, dit "Barral", vicomte de Marseille, elle devient veuve quelque temps après (1192).

Maria de Montpellier est donnée, à douze ans, à Barral, vicomte de Marseille : son père veut s'en débarrasser pour céder son héritage aux garçons de son second lit.

Son père et sa belle-mère Agnès de Castille la remarient en décembre 1197 à Bernard IV, comte de Comminges et l'obligent à signer un acte de renonciation à ses droits sur la seigneurie de Montpellier en faveur de ses demi-frères, nés du remariage de son père avec Agnès. Bien que deux filles (Mathilde et Pétronille) soient nées de ce mariage, celui-ci ne durera pas. Marie revient à Montpellier considérant ce mariage comme nul et non avenu (Bernard de Comminges était deux fois bigame).

Après la révolte des habitants de Montpellier contre le jeune Guilhem IX, Marie retrouve son héritage le 15 juin 12045.

À la mort de Guilhem VIII, elle évince son demi-frère, Guilhem IX, de la seigneurie de Montpellier et épouse le roi Pierre II d'Aragon, le 15 juin 1204, dans la maison de la milice du Temple. Le même jour, Pierre et Marie promettent de respecter les coutumes de la ville dans un texte de 123 articles, la « Charte des Coutumes et Libertés ».

Ce mariage n'est que prétexte pour Pierre II pour rattacher Montpellier à son royaume. N'ayant plus besoin de Montpellier qu'il a complètement hypothéqué, il décide de se séparer de Marie malgré la naissance d'un fils, le futur Jacques Le Conquérant et d'une fille Sancie qui fut fiancée au futur Raymond VII de Toulouse8, comte de Toulouse, avant de mourir jeune.

Trahie de nombreuses fois par son entourage, Marie ne voit autour d'elle que deux appuis sûrs : les Templiers et la Papauté.

Dans son premier testament de 1209, Marie désigne les Templiers comme gardiens de son fils, l'« Infante don Jaime de Aragon ».

Dans son dernier testament en 1213, elle désigne le Pape comme son exécuteur testamentaire : le testament de Maria regina Aragonum et domina Montispessulani est daté du 20 avril 1213, nommant comme ses héritiers Jacobum filium Regis Aragonum et meum…duæ filiæ meæ Mathildis…et Perona et dominæ Clementiæ amitæ meæ.

Marie de Montpellier décide d'aller à Rome pour obtenir du pape, Innocent III son appui et l'assurance que son union ne sera pas dissoute. Elle obtient gain de cause mais, malade, elle meurt à Rome en 1213, peut-être empoisonnée. Elle fut inhumée dans la chapelle Sainte-Pétronille, aujourd'hui détruite, à Saint-Pierre de Rome.

Maria de Montpeller selon Desclot

"Il arriva que le roi n'approchait plus sa dame depuis longtemps, et alors, que le roi était dans un château très proche de Montpellier, il aimait et avait pour amie une dame de grande condition, très belle ; son majordome, homme bon et loyal, -nommé semble-t-il Guillem d'Alcalà- et qui était au courant de ces affaires, était chargé de conduire cette dame au château. "

Dame Marie de Montpellier l'apprit et fait appeler le majordome du roi ; une fois devant elle, elle lui dit : Ami, soyez le bienvenu ; je vous ai fait venir parce que je sais que vous êtes un homme loyal et bon en qui on peut avoir confiance ; je vous demande de m'aider pour ce que je vais vous dire. Vous savez bien que mon mari le roi ne veut plus de moi dans sa chambre, ce qui m'attriste beaucoup ; c'est pour cela que je n'ai pas eu encore un enfant de lui qui serait l'héritier de Montpellier. Je sais que le roi a une liaison avec une dame qui vient de temps en temps au château, et que vous êtes son homme de confiance. Je vous demande que, lorsque vous lui amènerez la dame, vous veniez me trouver en privé et que vous m'ameniez à la chambre à sa place, et que vous me mettiez dans son lit. Vous le ferez dans l'obscurité, c'est-à-dire sans qu'il n'y ait de la lumière ; vous direz au roi que la dame le veut ainsi pour ne pas être reconnue. Et je tiens foi en Dieu que cette nuit, j'engendrerai un enfant qui sera un grand bien et un grand honneur pour tout le royaume.

Madame, lui dit le majordome, je suis disposé à faire tout ce que vous m'avez demandé, surtout qu'il s'agit de votre honneur et profit. Soyez sûre que je ne dirai rien à personne sur tout ce que vous m'avez demandé, encore que j'ai peur de la colère du roi. Ami, lui dit la dame, n'ayez pas peur, car j'agirai de telle manière, que vous soyez récompensé comme vous ne l'avez jamais été auparavant.

Madame, lui répliqua le majordome, grand merci ! Sachez que je ferai tout ce que vous m'avez ordonné, et comme c'est ainsi, ne nous retardons pas davantage. Maintenant arrangez-vous parce que le roi m'a demandé que ce soir, je lui amène au château la dame que vous savez. Je viendrai vous chercher et secrètement, je vous porterai au château ; je vous conduirai dans sa chambre, et vous savez ce qu'il faudra faire. Ami, lui dit la dame, ce que vous me dites me satisfait pleinement. Allez donc et pensez à ce qu'il faut faire ; ce soir, venez me chercher. Le majordome s'en va.

Le soir, le roi lui demande de lui amener cette dame pour passer la nuit au lit avec lui. Seigneur, lui dit le majordome, tout de suite, mais je dois vous dire une chose qu'elle m'a demandée ; elle vous prie qu'elle ne soit vue par personne, que ce soit homme, dame, ou demoiselle. Le roi dit à son servant, faites du mieux que vous pouvez ; moi, je voudrai tout ce qu'elle voudra. L'homme loyal va chercher la souveraine avec une demoiselle et deux cavaliers, l'amène à la chambre du roi et la laisse seule. Elle se déshabille et se met dans le lit du roi, mais avant elle fait éteindre toutes les lumières.

Marie de Montpellier selon Muntaner

Au matin de la nuit de l'engendrement étaient présents dans la chambre du roi, comme témoins, tous les gentilshommes, prélats et dames, comme nous le raconte le chroniqueur Ramon Muntaner, dans un poème de jongleur, restitué par Soldevila:

E com fo alba
lo prohòmens tots e prelats,
e hòmnes de religió e dones
cascú ab son ciri en la mà
entraren en la cambra
e lo senyor rei meravellà’s,
e saltà tantost sobre el llit
e pres l'espasa en la mà,
e tuit agenollaren-se
e digueren plorant:
"Senyor, mercè sia de gràcia
e que de mercè vostra que vejats
qui us jau de prop".

E la regina dreçà’s
E lo senyor rei conec-la...
E contaren-li tot
per ço que havien tractat.
Que plaguès Déus
fos complit llur enteniment.


Et quand l'aube se leva
tous les gentilshommes, prélats,
hommes de religion, dames
chacun avec sa chandelle à la main
entrèrent dans la chambre
et le seigneur roi se réveilla,
d'un bond sauta du lit
et prit l'épée à la main,
et tous s'agenouillèrent
et dirent implorant:
"Seigneur, faites nous grâce
et voyez s'il vous plaît
qui est couchée près de vous".

Et la reine se leva
Et le seigneur roi la reconnut...
Et ils lui racontèrent tout
ce qui avait été tramé.
Qu'il plaise à Dieu
d'accomplir leur projet.

2.
womanMahalda DE MONTPELLIER‏

De este matrimonio nacieron:

Nuño Pérez de Guzmán quien ostentó la jefatura de la casa de Guzmán y confirma un documento el 31 de marzo de 1196 en el Monasterio de San Juan en la ciudad de Burgos como Nuno Petret, filio Petro Royz de Guçman. Estuvo con sus hermanos Teobaldo y Guillén en la Batalla de las Navas de Tolosa; Guillén Pérez de Guzmán, el padre de Mayor Guillén de Guzmán, amante del rey Alfonso X el Sabio con quien tuvo a Beatriz de Castilla, reina consorte por su matrimonio con el rey Alfonso III de Portugal. Teobaldo Pérez de Guzmán, llamado Teobaldo de Blazón en la Crónica latina de los reyes de Castilla, «casado al otro lado de los Pirineos y fue uno de los pocos caballeros ultramontanos que no desertó antes de la Batalla de las Navas de Tolosa».


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