Fiche familiale
man‎Bernard IV DE COMMINGES‏‎, fils de Bernard III dit Dodon de Samatan DE COMMINGES et Laurence DE TOULOUSE‏.
Naissance ‎1151


, Décès ‎1 mar 1226 il est aussi connu sous le nom de Bernard, seigneur de Muret et Samatan


Il est le fils de Bernard III, comte de Comminges et Laurence de Toulouse.


Il nait en 1151 . Il épouse Béatrice III de Bigorre, fille de Centulle III, comte de Bigorre et Matelle des Baux vers 1180 . Béatrice III de Bigorre et Bernard IV, comte de Comminges se divorcent en 1192 . Il épouse Comtors de la Barthe, fille de Arnaud-Guilhem Ier, vicomte de la Barthe et de Navarre en 1195 . Comtors de la Barthe et Bernard IV, comte de Comminges se divorcent en 1197 . Il épouse Dame Marie de Montpellier, fille de Guillaume VIII, seigneur de Montpellier et Eudoxie Comnène le 7 décembre 1197 . Dame Marie de Montpellier et Bernard IV, comte de Comminges se divorcent en 1201 . Il décède le 22 février 1226 .
‎, 74 ou 75 ans. Profession: Comte de Comminges (1176-1225), comte de Bigorre (1192-1225)
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Bernard IV fils aîné de Dodon, successeur dans le comté à partir de 1176 et comte de Bigorre en 1192 du chef de sa première femme;

En avril 1176, un nouveau traité interrompit le conflit, puis, en 1179, la guerre reprit partout en Provence, en Rouergue et en Languedoc,. Bernard IV, Quoique neveu de Raimond V et son vassal direct pour Muret depuis la fin de Trencavel, entra alors dans la coalition catalane; prise de parti peut-être obligatoire, mais peut-être aussi calculée par le jeune comte pour réaliser ses premières ambitions. De fait, vers 1182, Bernard épousait, avec l'assentiment du roi d'Aragon, Stéphanie, héritière de Bigorre, et prenait quelque temps après les titres de ce comté. Ce coup fait, le Commingeois se tourna aussitôt vers Toulouse et, répudiant Stéphanie, voulut garder le comté de Bigorre en écartant la fille, née de ce mariage, Pétronille.

Après sa rupture avec Stéphanie de Bigorre, Bernard avait épousé la fille d'un autre baron pyrénéen, Comtors de La Barthe ; mais ce second mariage fut annulé quelques mois à peine après sa célébration, en novembre 1197, par le propre oncle de la jeune comtesse, l'évêque de Comminges Raimond-Arnaud, et, le mois de décembre suivant, Bernard IV se rendait à Montpellier où il épousait Marie, fille de Guilhem VIII, seigneur de cette ville. On connaît l'histoire de cette malheureuse princesse, fille d'un premier mariage de Guilhem VIII avec Eudoxie Comnène, que sa belle-mère Agnès de Castille voulait exclure de la succession de Montpellier au profit de son jeune fils Guilhem. A cet effet, elle lui avait fait épouser, à peine âgée de douze ans, Barrai, vicomte de Marseille, en la faisant renoncer à ses droits. Mais Barrai était mort peu après le mariage et l'opération était à recommencer. Dans l'affaire du nouveau mariage de Marie avec Bernard IV, il parait donc très probable que les avances soient venues de Guilhem VIII et de sa femme. Mais, pour que notre Commingeois ait si rapidement et si favorablement écouté ces avances et qu'il ait accepté une union avec clause de renonciation aux droits de sa future épouse, c'est qu'il avait lui-même assurément un projet en tête. Il est même permis d,e penser qu'à l'occasion de ce mariage se monta une vaste intrigue entre le comte de Comminges, Raimond VI d,e Toulouse et Pierre II d'Aragon, et qu'en réalité le seigneur de Montpellier et sa femme conclurent un marché de dupes.

Bernard IV, fils et successeur de Bernard Dodon, eut un différend avec son voisin, Raymond-Roger, comte de Foix, et une guerre éclata entre eux (1198). Il prit part ensuite à la guerre des Albigeois ; il prêta son appui à son cousin Raymond VI, comte de Toulouse, contre Simon de Montfort, et fut battu par ce dernier à la bataille de Muret (1213). Simon de Montfort pilla et dévasta le Comminges. Bernard IV dut prêter serment devant le légat du pape, à Narbonne, de ne plus soutenir les hérétiques, et il se rendit à Rome avec le comte de Toulouse pour obtenir du pape sa grâce et la restitution de ses États. Il reprit néanmoins les armes en 1218 et put recouvrer ses États; enfin, en 1219, il se distingua à la journée de Baziège, où il commanda le corps de bataille de l'armée des Toulousains qui fut victorieuse.

Marié ‎1195 (30 ou 31 ans marié ) avec:

womanComtors DE LA BARTHE‏, fille de Arnau Guilhem 1er DE LA BARTHE et Navarre DE PONTIS MIRAMONT‏.
Naissance ‎1172 Péguilhan,31350,Haute-Garonne,Occitanie,FRANCE,, Décès ‎1234‎, 61 ou 62 ans. Profession: Comtesse de Comminges
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Si les nobles obtenaient facilement des dispenses pour se marier, les maris et eux seuls faisaient de nouveau appel au clergé méridional lorsqu'ils voulaient divorcer. Prenons un exemple : le divorce du comte Bernard IV de Comminges d'avec Comtors de La Barthe (La Barthe-de-Neste près de Lannemezan). Il fut prononcé par Raymond-Arnaud de La Barthe évêque de Comminges, propre oncle de Comtors et confirmé par un autre commingeois Bernard de Montaut archevêque d'Auch. Voici l'acte en question :

"Qu'il soit manifeste à tous que Bernard IV comte de Comminges, avait pris pour femme illicitement et injustement contre les Saints Canons, la fille d'Arnaud-Guillem de La Barthe, laquelle est de sa consanguinité et sa parente au quatrième degré. Comme il est contenu en cette charte : Dame Brune et Roger de Comminges ont été frère et sœur."

Dame Brune et Roger de Comminges ont été frère et sœur." Voici donc le lien ancestral entre les deux maisons.

Nous suivrons d'abord la descendance de Brune de Comminges.

"De cette Brune est sortie Aymard de Pontis.
De cet Aymard de Pontis est sorti une autre Brune.
De cette Brune est sortie Navarre.
De cette Navarre est sortie Comtors fille d'Arnaud-Guillem de La Barthe avec laquelle le comte Bernard IV de Comminges s'est marié."

Voici maintenant la lignée du frère de Brune, Roger de Comminges.

"De Roger de Comminges susdit est sorti le comte Bernard(//).
De Bernard est sorti le comte Dodon (dit Bernard Ill).
De ce comte Dodon est sorti le comte d'à présent Bernard (IV) qui a pris pour peu de temps cette dame Comtors, l'ayant et la tenant pour sa femme. Mais ne voulant pas demeurer plus longtemps dans le péché qu'il connaissait, il s'est présenté devant Raymond-Arnaud de La Barthe évêque de Comminges au jour assigné avec elle et ses parents et des hommes probes clercs et abbés. Là, devant la face de l'Église, il a montré et prouvé que cette Comtors était de son sang et sa parente au quatrième degré. Elle étant présente, consentante et non contredisante. Ledit évêque ayant ouï cette preuve et les témoins ayant démontré la parenté entre le comte et elle, il a prononcé justement et canoniquement la séparation et Bernard de Montaut archevêque d'Auch l'a confirmée." De tels cas de divorce sont légion et nous pouvons en conclure que la noblesse occitane à l'aube du XIIIe siècle s'accommodait donc parfaitement de la législation canonique alors en vigueur.

Enfants:

1.
manBernard V DE COMMINGES‏
Naissance ‎1195, Décès ‎13 déc 1241 Lanta,31570,Haute-Garonne,Occitanie,FRANCE,‎, 45 ou 46 ans. Profession: Comte de Comminges
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Fils du comte Bernard IV de Comminges et de sa seconde épouse, Comtors de Labarthe, le jeune Bernard est l'auxiliaire fidèle de son père dans la lutte contre les croisés au cours de la croisade des albigeois.

En septembre 1212, il est envoyé en Aragon auprès de Pierre II pour inciter le roi à apporter son aide au comte de Toulouse et aux seigneurs méridionaux dans leur lutte contre Simon de Montfort et les croisés.

En 1224, il épouse Cécile, fille du comte Raimond Roger de Foix et sœur du comte Roger Bernard II.

Peu après, le 22 février 1225, à la suite de la mort de son père, il lui succède comme comte de Comminges.

Bernard V meurt à Lanta le samedi 30 novembre 1241 et est inhumé dans l'abbaye cistercienne Sainte-Marie de Bonnefont en Comminges. Son fils unique et successeur, Bernard VI prête hommage au comte Raymond VII de Toulouse le 4 décembre suivant.

2.
womanIdoine DE COMMINGES‏

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Fiche familiale
2ème mariage
man‎Bernard IV DE COMMINGES‏‎, fils de Bernard III dit Dodon de Samatan DE COMMINGES et Laurence DE TOULOUSE‏.

Marié ‎± 1180 (approximativement 24 ans marié ) avec:

womanBeatrice III ou Stéphanie DE BIGORRE‏, fille de Centulle III DE BIGORRE et Matelle DES BAUX‏.
Naissance ‎1165, Décès ‎1204‎, 38 ou 39 ans. Profession: Vicomtesse de Bigorre
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Enfant:

1.
womanPetronille DE COMMINGES de BIGORRE‏
Naissance ‎1186, Décès ‎7 déc 1251 Muret,31600,Midi-Pyrénées,,FRANCE,‎, 64 ou 65 ans. Profession: Comtesse de bigorre et de marsan
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Pétronille de Comminges ou Pétronille de Bigorre (vers 11841 † 1251) est une vicomtesse de Marsan et une comtesse de Bigorre de 1194 à 1251. Elle était fille de Bernard IV, comte de Comminges, et de Béatrix III, comtesse de Bigorre.

Elle passe son enfance à Muret, mais en 1192, sa mère est répudiée par son père qui exile la mère et la fille en Bigorre, tout en conservant le comté de Bigorre. Mais Alphonse II, roi d’Aragon, le suzerain du comté, n’accepte pas que Bernard conserve la Bigorre et l’oblige à abdiquer en faveur de sa fille. Alphonse fiance ensuite Pétronille à Gaston VI, vicomte de Béarn, malgré leur parenté2. Pétronille, encore jeune, est éduquée à la cour d’Aragon, et épouse Gaston en 1196. Elle s’installe dans le Béarn; son absence dans les documents bigourdans de cette époque semble montrer que Gaston devait la tenir à l’écart de la vie politique de son comté. Gaston meurt en 1214, et le roi d’Aragon la remarie à un de ses cousins germains, Nuno Sanchez d’Aragon, comte de Roussillon et de Cerdagne.

Mais, après la mort du roi Pierre II d’Aragon à la bataille de Muret, l’homme fort de la région est Simon IV de Montfort, le chef de la croisade des Albigeois, qui fait annuler le mariage pour donner Pétronille à son fils cadet Guy. Ce dernier participe à plusieurs faits d’armes de la croisade, est blessé par son beau-père au siège de Toulouse, et est tué au siège de Castelnaudary en 1220.

Amaury de Montfort, fils de Simon et frère aîné de Guy, marie alors sa belle-sœur à un chevalier croisé, Aymeri de Rançon, mais ce dernier est tué au siège d’Avignon en 1226.

Avec son cinquième mari, Boson de Matha, Pétronille revient dans la Bigorre. Son mari l’aide à se maintenir face aux barons languedociens qui lui reprochent d’avoir fait partie du clan des Montfort. Boson, en outre assainit la vallée de Vic, rançonnée par des brigands. Il meurt en 1247, et Pétronille en 1251, laissant la Bigorre à sa fille Alix de Montfort et le pays de Marsan à son autre fille Mathe de Matha.

Elle épouse en premières noces en 1196 Gaston VI († 1214), vicomte de Béarn, mais le mariage reste sans postérité.

Veuve, elle se remarie en 1215 avec Nuno Sanche (1185 † 1242), seigneur de Roussillon et de Cerdagne. Peu après, Simon IV de Montfort fait annuler le mariage.

Celui-ci lui fait épouser en 1216 son fils cadet Guy de Montfort († 1220). De ce mariage naissent :

Alix de Montfort († 1255), comtesse de Bigorre, mariée à Jourdain Eschivat de Chabanais, puis à Raoul de Courtenay, seigneur de Champigneulles.
Pétronille de Montfort, mariée à Raoul de la Roche-Tesson.

À nouveau veuve, elle se remarie en quatrièmes noces en 1221 avec Aymeri de Rançon († 1226), un des compagnons d'armes de son beau-frère Amaury VI de Montfort.

Enfin, elle épouse en 1228 Boson de Matha († 1247), seigneur de Cognac. De ce mariage nait :

Mathe de Matha († 1273), vicomtesse de Marsan, mariée à Gaston VII, vicomte de Béarn.


Simon IV de Montfort, en divorçant Pétronille avait réussi à affaiblir la présence aragonaise sur les Pyrénées. Mais il voulut maintenant annexer la Bigorre. Alors fit-il appel à nouveau aux évêques de Tarbes, de Comminges et de Couserans, afin de convaincre Pétronille de Bigorre d'épouser son fils cadet Guy de Montfort.

Les évêques pyrénéens intimidèrent la jeune comtesse qui, sans le secours des Catalano-Aragonais, ne pouvait guère s'opposer seule aux troupes françaises. Aussi pour sauver la Bigorre son héritage maternel, le Comminges son héritage paternel et épargner la guerre à ses sujets, elle donna son accord pour cette union. En novembre 1216, Pétronille de Bigorre en la cathédrale de Tarbes épousait Guy de Montfort, second fils du chef de la Croisade Albigeoise. Cette union entre Pétronille de Bigorre et Guy de Montfort fut le premier mariage entre haute noblesse d'Oc et d'Oil durant la Croisade Albigeoise. Curieusement ce mariage allait être sentimentalement très heureux. Certes Pétronille aura cinq époux, mais la famille Montfort se préoccupera constamment des descendants nés de ce couple franco-occitan. Pour l'heure, en cette année 1216, la Bigorre était occupée dans le plus grand calme par les Français


Fiche familiale
3ème mariage
man‎Bernard IV DE COMMINGES‏‎, fils de Bernard III dit Dodon de Samatan DE COMMINGES et Laurence DE TOULOUSE‏.

Marié ‎14 déc 1197 Bernat IV et Marie de Montpellier furent mariés devant l'archevèque d'Auch et les éveques de Comminges, de Toulouse et d' Agde, le prévot de Maguelonne et bien d'autres temoins; la charte dotale fut approuvée ;

Bernat d' Anduze fut presenté par Bernat IV comme son garant. La seconde cérémonie se déroula dans la chapelle du château, ou Maria fut conduite aussitot par le marié.

L'évèque de Toulouse ou celui d'Agde (les temoins divergent sur ce point) y célébra la messe et donna la bénédiction au nouveau couple.

(15 ans marié ) avec:

womanMaria DE MONTPELLIER‏, fille de Guillaume VIII DE MONTPELLIER et Eudoxie DE COMNÈNE‏.
Naissance ‎± 1173 Montpellier,34000,Languedoc-Roussillon,,FRANCE,, Décès ‎25 avr 1213 Rome- Italie,,,,,‎, approximativement 40 ans. Profession: Dame de Montpellier, reine consort de la couronne d'Aragon, 1er mariage avec: Pierre II "le Catholique" - Pedro I D'ARAGÓN, ‎2ème mariage avec: Bernard IV DE COMMINGES, 3ème mariage avec: Raymond Geoffroi 1er dit Barral DE MARSEILLE
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Marie de Montpellier de son nom occitan Maria de Montpelhièr née vers 1173 à Montpellier et morte le 18 avril 1213 à Rome, est la dernière descendante des Guilhem, les seigneurs de Montpellier et avec elle s'éteindra cette dynastie. Elle devient, de par son mariage avec Pierre II d'Aragon, reine consort de la couronne d'Aragon.

Toute sa vie, Marie sera victime des ambitions de son entourage (son père, sa belle-mère, ses époux) et des notables de Montpellier.

Elle est la fille de Guilhem VIII de Montpellier (1157 - 9 novembre 1202 ) et d'Eudoxie Comnène (1162 - après 1202), la nièce de l'empereur Manuel Ier Comnène de Byzance.

En 1204, et après l'abdication en sa faveur de son demi-frère, Guilhem IX de Montpellier, elle devient « Seigneur de Montpellier » et « Seigneur d'Aumelas ». Titres qu'elle gardera jusqu'à sa mort, en 1213.

Ses trois mariages

Mariée dès l'âge de douze ans à Raymond Geoffroi II, dit "Barral", vicomte de Marseille, elle devient veuve quelque temps après (1192).

Maria de Montpellier est donnée, à douze ans, à Barral, vicomte de Marseille : son père veut s'en débarrasser pour céder son héritage aux garçons de son second lit.

Son père et sa belle-mère Agnès de Castille la remarient en décembre 1197 à Bernard IV, comte de Comminges et l'obligent à signer un acte de renonciation à ses droits sur la seigneurie de Montpellier en faveur de ses demi-frères, nés du remariage de son père avec Agnès. Bien que deux filles (Mathilde et Pétronille) soient nées de ce mariage, celui-ci ne durera pas. Marie revient à Montpellier considérant ce mariage comme nul et non avenu (Bernard de Comminges était deux fois bigame).

Après la révolte des habitants de Montpellier contre le jeune Guilhem IX, Marie retrouve son héritage le 15 juin 12045.

À la mort de Guilhem VIII, elle évince son demi-frère, Guilhem IX, de la seigneurie de Montpellier et épouse le roi Pierre II d'Aragon, le 15 juin 1204, dans la maison de la milice du Temple. Le même jour, Pierre et Marie promettent de respecter les coutumes de la ville dans un texte de 123 articles, la « Charte des Coutumes et Libertés ».

Ce mariage n'est que prétexte pour Pierre II pour rattacher Montpellier à son royaume. N'ayant plus besoin de Montpellier qu'il a complètement hypothéqué, il décide de se séparer de Marie malgré la naissance d'un fils, le futur Jacques Le Conquérant et d'une fille Sancie qui fut fiancée au futur Raymond VII de Toulouse8, comte de Toulouse, avant de mourir jeune.

Trahie de nombreuses fois par son entourage, Marie ne voit autour d'elle que deux appuis sûrs : les Templiers et la Papauté.

Dans son premier testament de 1209, Marie désigne les Templiers comme gardiens de son fils, l'« Infante don Jaime de Aragon ».

Dans son dernier testament en 1213, elle désigne le Pape comme son exécuteur testamentaire : le testament de Maria regina Aragonum et domina Montispessulani est daté du 20 avril 1213, nommant comme ses héritiers Jacobum filium Regis Aragonum et meum…duæ filiæ meæ Mathildis…et Perona et dominæ Clementiæ amitæ meæ.

Marie de Montpellier décide d'aller à Rome pour obtenir du pape, Innocent III son appui et l'assurance que son union ne sera pas dissoute. Elle obtient gain de cause mais, malade, elle meurt à Rome en 1213, peut-être empoisonnée. Elle fut inhumée dans la chapelle Sainte-Pétronille, aujourd'hui détruite, à Saint-Pierre de Rome.

Maria de Montpeller selon Desclot

"Il arriva que le roi n'approchait plus sa dame depuis longtemps, et alors, que le roi était dans un château très proche de Montpellier, il aimait et avait pour amie une dame de grande condition, très belle ; son majordome, homme bon et loyal, -nommé semble-t-il Guillem d'Alcalà- et qui était au courant de ces affaires, était chargé de conduire cette dame au château. "

Dame Marie de Montpellier l'apprit et fait appeler le majordome du roi ; une fois devant elle, elle lui dit : Ami, soyez le bienvenu ; je vous ai fait venir parce que je sais que vous êtes un homme loyal et bon en qui on peut avoir confiance ; je vous demande de m'aider pour ce que je vais vous dire. Vous savez bien que mon mari le roi ne veut plus de moi dans sa chambre, ce qui m'attriste beaucoup ; c'est pour cela que je n'ai pas eu encore un enfant de lui qui serait l'héritier de Montpellier. Je sais que le roi a une liaison avec une dame qui vient de temps en temps au château, et que vous êtes son homme de confiance. Je vous demande que, lorsque vous lui amènerez la dame, vous veniez me trouver en privé et que vous m'ameniez à la chambre à sa place, et que vous me mettiez dans son lit. Vous le ferez dans l'obscurité, c'est-à-dire sans qu'il n'y ait de la lumière ; vous direz au roi que la dame le veut ainsi pour ne pas être reconnue. Et je tiens foi en Dieu que cette nuit, j'engendrerai un enfant qui sera un grand bien et un grand honneur pour tout le royaume.

Madame, lui dit le majordome, je suis disposé à faire tout ce que vous m'avez demandé, surtout qu'il s'agit de votre honneur et profit. Soyez sûre que je ne dirai rien à personne sur tout ce que vous m'avez demandé, encore que j'ai peur de la colère du roi. Ami, lui dit la dame, n'ayez pas peur, car j'agirai de telle manière, que vous soyez récompensé comme vous ne l'avez jamais été auparavant.

Madame, lui répliqua le majordome, grand merci ! Sachez que je ferai tout ce que vous m'avez ordonné, et comme c'est ainsi, ne nous retardons pas davantage. Maintenant arrangez-vous parce que le roi m'a demandé que ce soir, je lui amène au château la dame que vous savez. Je viendrai vous chercher et secrètement, je vous porterai au château ; je vous conduirai dans sa chambre, et vous savez ce qu'il faudra faire. Ami, lui dit la dame, ce que vous me dites me satisfait pleinement. Allez donc et pensez à ce qu'il faut faire ; ce soir, venez me chercher. Le majordome s'en va.

Le soir, le roi lui demande de lui amener cette dame pour passer la nuit au lit avec lui. Seigneur, lui dit le majordome, tout de suite, mais je dois vous dire une chose qu'elle m'a demandée ; elle vous prie qu'elle ne soit vue par personne, que ce soit homme, dame, ou demoiselle. Le roi dit à son servant, faites du mieux que vous pouvez ; moi, je voudrai tout ce qu'elle voudra. L'homme loyal va chercher la souveraine avec une demoiselle et deux cavaliers, l'amène à la chambre du roi et la laisse seule. Elle se déshabille et se met dans le lit du roi, mais avant elle fait éteindre toutes les lumières.

Marie de Montpellier selon Muntaner

Au matin de la nuit de l'engendrement étaient présents dans la chambre du roi, comme témoins, tous les gentilshommes, prélats et dames, comme nous le raconte le chroniqueur Ramon Muntaner, dans un poème de jongleur, restitué par Soldevila:

E com fo alba
lo prohòmens tots e prelats,
e hòmnes de religió e dones
cascú ab son ciri en la mà
entraren en la cambra
e lo senyor rei meravellà’s,
e saltà tantost sobre el llit
e pres l'espasa en la mà,
e tuit agenollaren-se
e digueren plorant:
"Senyor, mercè sia de gràcia
e que de mercè vostra que vejats
qui us jau de prop".

E la regina dreçà’s
E lo senyor rei conec-la...
E contaren-li tot
per ço que havien tractat.
Que plaguès Déus
fos complit llur enteniment.


Et quand l'aube se leva
tous les gentilshommes, prélats,
hommes de religion, dames
chacun avec sa chandelle à la main
entrèrent dans la chambre
et le seigneur roi se réveilla,
d'un bond sauta du lit
et prit l'épée à la main,
et tous s'agenouillèrent
et dirent implorant:
"Seigneur, faites nous grâce
et voyez s'il vous plaît
qui est couchée près de vous".

Et la reine se leva
Et le seigneur roi la reconnut...
Et ils lui racontèrent tout
ce qui avait été tramé.
Qu'il plaise à Dieu
d'accomplir leur projet.

Enfants:

1.
womanMathilde DE COMMINGES‏
Naissance ‎± 1190‎
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2.
womanPéronelle DE COMMINGES‏

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3.
man‎Arnaud-Roger DE COMMINGES‏‎
Profession: évêque de Comminges (25e, 1241-1260), moine de Bonnefons
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