Fiche familiale
man‎Centulle V le Jeune DE BÉARN‏‎, fils de Gaston III DE BÉARN et Adélaïs DE LOMAGNE‏.
Naissance ‎± 1050, Décès ‎1090‎, approximativement 40 ans. Profession: vicomte de Béarn, vicomte d'Oloron et de Brulhois
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Centulle V, surnommé le Jeune fut vicomte de Béarn de 1058 jusqu'à sa mort en 1090 et comte de Bigorre de 1080 à 1090 sous le nom de Centulle Ier. Il était le fils de Gaston III et d'Adélaïs de Lomagne mais il succéda à son grand-père Centulle IV le Vieux, son père étant décédé en 1053, avant Centulle IV en 1058.


Il épousa vers 1060 sa cousine Gisela, qui était peut-être une fille de Bernard II Tumapaler, comte d'Armagnac; cette union fut annulée en 1074 sous l'injonction du Pape Grégoire VII en raison de leurs liens de consanguinité prohibés par l'Église, par le jugement d'Amathus, évêque d'Oloron, légat du pape et de Bernard, abbé de Saint-Victor de Marseille, auxquels Grégoire VII avait attribué la connaissance de cette cause. Gisela fut conduite par ce légat et Guillaume, archevêque d'Auch au Prieuré de la Sainte-Trinité de Marcigny-lès-Nonnains, et présentée à saint Hugues qui lui donna l'habit; elle devint par la suite prieure du couvent, dignité dans laquelle elle mourut. En pénitence, Centulle fonda le Prieuré Sainte-Foy de Morlaàs dans sa ville de Force en Béarn, qui de l'autorité de l'Abbé Hugues et du Pape Urbain II devint annexe du prieuré de Marcigny dépendant de l'abbaye de Cluny2. De ce mariage naquirent :

Un garçon, Gaston IV, vicomte de Béarn (1090-1131)
Une fille, Osquinette.

En 1077 il épousa Béatrix, comtesse de Bigorre, de ce mariage naquirent :

Bernard III, comte de Bigorre de 1095 à 1113.
Centulle II, comte de Bigorre de 1113 à 1129.

Il maria son fils Gaston à Talèse d'Aragon, princesse de la famille royale d'Aragon. et fille d'un frère naturel du roi Sancho Ramirez. Elle reçut en dot la vicomté voisine de Montaner, qui passa ainsi sous la domination du Béarn.

En 1080, le vicomte Centulle V restaure les murailles romaines et fonde la cité d’Oloron qui sert de base pour la reconquête de l’Aragon alors occupé par les Musulmans. Sa charte de « poblacion » permet notamment aux habitants d’Oloron d’accueillir des activités commerciales (marchés, foires…).

Marié/ Relation avec:

Enfants:

1.
manGaston IV dit le Croisé DE BÉARN‏
Naissance ‎1074, Décès ‎1130‎, 55 ou 56 ans. Profession: Vicomte de Béarn, chevalier croisé
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Gaston de Béam est l'héritier d'un lignage qui trouve ses origines aux de l'An Mil et qui acquiert son indépendance avec la disparition de la dynastie ducale de Gascogne à la fin du premier tiers du XIe siècle. Depuis lors, Centulle IV (1022-1056), Centulle V (1056-1090) et Gaston lui-même (1090-1130) tentent, avec un succès inégal, de consolider, à partir d'un noyau territorial formé par la plaine des gaves de Pau et d'Oloron, leur hégémonie sur une poignée de vallées pyrénéennes situées entre le Comminges et le Labourd. Les difficultés de cette tâche d'une part et, d'autre part, les visées du lignage royal aragonais sur la Bigorre expliquent probablement l'alliance conclue par Centulle V avec Sancho Ramirez, vers 1080, alliance qui englobe aussi Gaston qui est encore très jeune. Il s'agit d'un pacte qui implique l'entrée des vicomtes béarnais dans la vassalité des rois d'Aragon. En vertu de cet accord, Gaston reçoit comme épouse Talesa, fille du comte Sancho
Ramirez, frère illégitime du monarque du même nom. Les liens entre les deux dynasties sont donc déjà bien développés au moment où Gaston entreprend son pèlerinage à Jérusalem d'où il revient, selon sa propre affirmation, « avec grand honneur » au début de 1101.

Vicomte de Béarn, se signala avec Tancrède de Hauteville à la prise de Jérusalem par un trait d'humanité. Attendris par les prières et les cris des musulmans qui s'étaient réfugiés dans le temple de Salomon, ils leur accordèrent la vie et les recueillirent à l'abri de leurs bannières. Armes: d'or, à deux vaches de gueules, accolées, accornées et clarinées d'azur.

Gaston IV de Béarn, dit le Croisé, fut vicomte de Béarn de 1090 jusqu'à sa mort en 1130. Son surnom le Croisé est dû à son rôle pendant la première croisade. Il portait également le surnom de seigneur de Saragosse, après avoir mené la conquête de cette ville pour le compte d'Alphonse Ier d'Aragon, de seigneur lieutenant de Barbastro, lieutenant d'Uncastillo, et gentilhomme d'Aragon.

Il était le fils de Centulle V, vicomte de Béarn et de sa cousine Giséla, dont l'union fut rompue en 1074 à la suite de l'injonction du pape Grégoire VII en raison de leurs liens de consanguinité, prohibés par l'Église. Ses demi-frères Bernard et Centulle furent comtes de la province voisine de Bigorre.

Il combattit en Orient pour la prise de Jérusalem, mais aussi contre les Maures en Espagne. Cela ne l'empêcha pas de gouverner sa vicomté, de faire rédiger les fors de Béarn et construire plusieurs refuges pour les pèlerins le long des chemins de Saint-Jacques.

Répondant à l'appel du pape Urbain II, Gaston s'enrôla en 1096 avec son frère Centulle dans l'armée des Croisés commandée par Raymond de Saint-Gilles, composée principalement de nobles occitans et provençaux du sud du royaume de France.

Les chroniques ne mentionnent pas la présence de Gaston avant Nicée (mai-juin 1097), où il prit part à la bataille contre l'armée turque qui essayait de secourir les assiégés. Peu après, le 1er juillet, il affronta avec six autres chevaliers le chef des Turcs dans le défilé de Dorilea, et remporta une victoire retentissante.

Durant le long et pénible siège d'Antioche (octobre 1097 - juin 1098), Gaston participa à la construction de catapultes, employant peut-être des techniques apprises des Byzantins durant le siège de Nicée.

Le 28 juin 1098, il reçut son premier commandement important : il conduisit les nobles de Gascogne et du Poitou durant la bataille contre les armées de Kerbogha, avec à ses côtés le légat pontifical à la recherche de Raymond de Saint-Gilles, malade.

Cette bataille fut un succès total pour les Croisés, Gaston participant à la charge dévastatrice qui décida de la victoire et assura le contrôle des Croisés sur la ville. Il est possible que durant les mois qui suivirent la prise d'Antioche, Gaston ait décidé de quitter Raymond de Saint-Gilles, car son nom est cité parmi ceux des 150 chevaliers qui aidèrent Baudouin de Boulogne à s'emparer de la ville d'Édesse. C'est pour cette raison qu'il ne prit pas part à la prise et au massacre de Marra. Plus tard, lorsque les Croisés se mirent en marche vers Jérusalem, Gaston compta aux rangs de l'armée.

À la tête de l'avant-garde de l'armée, Gaston entra le 3 juin 1099 dans Ramallah, tandis que le Normand Tancrède se dirigeait vers Bethléem. De Ramallah, il chevaucha jusqu'à Jérusalem, et il fut le premier des Croisés à en apercevoir les murailles. Il y subit une attaque de la garnison fatimide qui aurait pu lui coûter la vie sans l'arrivée opportune de Tancrède.

C'est pendant le siège de Jérusalem que Gaston se révéla un personnage central des chroniques de la croisade. Il fut chargé de la construction des machines essentielles au siège, les châteaux roulants. Il profita de la présence à Haïfa de la flotte génoise qui après avoir amené des renforts, se trouvait bloquée par la flotte fatimide. Gaston obtint des chefs de la flotte qu'ils lui cèdent leurs charpentiers et le bois de leurs navires pour la construction des machines de guerre.

Gaston assumait avec Tancrède le commandement des troupes gasconnes, face à la porte de Goliath, à l'ouest de Jérusalem. Dans la matinée du 15 juillet, les hommes de Godefroy de Bouillon parvinrent à approcher le château et à y ouvrir une brèche. Tancrède et Gaston (Il fut, dit-on, le premier croisé à pénétrer dans la Cité Sainte) se lancèrent immédiatement à l'attaque, dépassèrent les tours de David et Goliath et se dirigèrent vers l'esplanade du Temple pendant que l'armée croisée se livrait au pillage et au massacre généralisé. Au Temple, ils laissèrent leurs étendards à un groupe de civils réfugié en haut d'une mosquée. Le jour suivant, un groupe de Croisés exaltés se dirigeant vers le Temple, assassina ces civils, provoquant la colère de Tancrède et Gaston.

N'ayant que peu d'intérêt pour la gloire personnelle, et ne possédant pas un titre important, Gaston ne prit pas part aux intrigues et aux luttes de pouvoir auxquelles eurent à faire face les différents commandants de la force croisée, dans la conquête de la ville sainte. Il choisit de rester au pouvoir de Godefroy de Bouillon quand celui-ci fut nommé protecteur de Jérusalem, au lieu de s'embarquer dans des aventures personnelles comme le firent Tancrède ou Raymond de Saint-Gilles.

Le 8 juillet 1117, Alfonso était aux abords du port de Saragosse accompagné du vicomte Gastón de Bearn et de son frère Centulle de Bigorre, sans doute pour reconnaître les murs de la place et tester les forces ennemies. Les deux frères, Gastón et Centulle, apporteraient au Midi français une nouvelle impression des possibilités et communiqueraient leur enthousiasme à d'autres seigneurs ultra-pyrénéens. Au début de l'année suivante, un conseil s'était réuni à Toulouse pour approuver l'expédition en Espagne, venant ainsi atteindre les honneurs de la croisade. On dit que les archevêques d'Arles et Auch, et les évêques de Lesear, Pampelone, ​​Bayonne et Barbastro, tous d'ascendance française, assistèrent à ce concile. Très récent encore le souvenir de la première croisade en Terre Sainte, qui avait ému tous le midi de la france, l'enthousiasme se répandit dans toutes les classes sociales.

En échange du service militaire, les chevaliers "Francos" reçurent d’importantes dotations foncières et de substantielles richesses. Ce qui assura ainsi de grands profits pour ceux qui le servirent et de vastes domaines pour ceux qui s’établirent dans son royaume. Sous le règne d’Alfonso I, les principaux honores du royaume appartenaient à des nobles d’origine étrangère. Gaston IV de Béarn et son fils, Centulle, obtinrent les honores de Saragosse, Huesca et Uncastillo.

Gaston de Béarn reçoit "l'honor" de Saragosse probablement dès 1119, bien que la première source qui le mentionne soit de septembre 1121. Moins de deux ans plus tard, il est également cité comme seigneur des honores de Huesca et d'Uncastillo. Enfin, dans le cadre de la création de l'Ordre militaire de Monreal, il obtient l'honor de ce lieu. Sa mainmise sur les trois premiers
honores remonte assurément au moment de son entrée au service d'Alphonse Ier et il les conserve jusqu'à sa mort, alors que sa possession de Monreal fut beaucoup plus éphémère. Grâce à ces bénéfices féodaux, Gaston devint le noble le plus puissant de la classe seigneuriale en formation dans les territoires de la vallée de l'Èbre. Son influence peut même être considérée comme supérieure à ce que laissent transparaître ces données : en effet, c'est lui qui, agissant au nom du roi, dirige la répartition des vastes terroirs agricoles dépendant de Saragosse, ce qui lui permet de distribuer d'importantes à ses propres vassaux parmi lesquels Garcie Fort d'Aspe, Arnaud de Gornes, Arnaud Sobranzer et naturellement Arnaud de Lavedan.


Le dernier document commun à Alphonse et Gaston est daté de septembre 1129, à Tafalla. Alors qu'Alphonse se dirigeait vers la vallée d'Aran, Gaston et le béarnais Esteban, évêque d'Huesca demeurèrent dans la péninsule ibérique et continuèrent à combattre les Almodavides, y perdant tous les deux la vie. Les circonstances n'en sont pas claires, faute de sources.

Jerónimo Zurita dit simplement que Gaston et Esteban furent tués par les Maures. L'historien hispano-musulman Ibn Idhari donne davantage de détails :

« Cette même année (534 de l'Hégire) décéda le gouverneur de Valence Mohamad Yidar. Yintan ben Ali gouverna, par la grâce de Dieu. Il battit les Chrétiens et la tête de leur chef, Gaston, fut apportée à Grenade le second mois de Yumada (24 mai 1130 selon José María Lacarra). Elle fut paradée dans les rues, à la pointe d'une lance, accompagnée par le roulement des tambours. Ceci redonna le sourire à l'émir des Musulmans, `Alî ben Yûsuf, qui se trouvait à Marrakech. »

Le corps de Gaston fut restitué, contre le paiement d'une forte rançon et enterré dans la Basilique de Nuestra Señora del Pilar de Saragosse. L'emplacement de la tombe fut perdu pendant les travaux de 1681 ou de 1717. On conserve néanmoins, dans le trésor de la Cathédrale Saint-Sauveur de Saragosse, l'oliphant ou cor de guerre de Gaston.

Le jeune fils de Gaston, Centulle VI de Béarn, lui succéda à la tête du Béarn, sous la régence de Talèse. Fidèle à son idéal chevaleresque, Gaston légua toutes ses terres d'Aragon à l'Ordre du Temple, récemment créé. Ceci fut sans doute source d'inspiration pour Alphonse Ier d'Aragon, qui dans son testament légua également ses propriétés, incluant son royaume aux Ordres militaires de Terre Sainte (hospitaliers, templiers et chevaliers du Saint-Sépulcre), ce qui déclencha une énorme crise politique à sa mort (1134), qui s'acheva par la remise du royaume d'Aragon dans les mains du comte de Barcelone, Ramón Berenguer IV.

Blason du Béarn :

La vache est l'animal sacré des Vaccéens dont les Béarnais seraient les descendants. Elles sont le symbole du Béarn depuis le IXe siècle.

"D'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre ", ce qui signifie " sur fond jaune doré, deux vaches rouges aux cornes, au collier et à la cloche bleue ".

Le Béarn conserve tout naturellement ces symboles lorsqu'au IXème siècle Louis le Pieux l'érige en vicomté héréditaire. Il en fut de même lorsqu'en 1465 le Béarn revint à la maison d'Albret.


2.
woman‎Osquinette DE BÉARN‏‎


Fiche familiale
2ème mariage/relation
man‎Centulle V le Jeune DE BÉARN‏‎, fils de Gaston III DE BÉARN et Adélaïs DE LOMAGNE‏.

Marié/ Relation avec:

womanBéatrix DE BIGORRE‏, fille de Bernard II DE BIGORRE et Etiennette ou Douce DE MARSEILLE‏.
Naissance ‎1055, Décès ‎20 oct 1095‎, 39 ou 40 ans. Profession: Comtesse de Bigorre, 1er mariage/relation avec: Vésian 1er DE LOMAGNE, ‎2ème mariage/relation avec: Centulle V le Jeune DE BÉARN
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Enfant:

1.
manCentule II DE BIGORRE‏
Naissance ‎± 1080, Décès ‎1130‎, approximativement 50 ans. Profession: Vicomte de Bigorre
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