Fiche familiale
man‎Bernard III dit Dodon de Samatan DE COMMINGES‏‎, fils de Bernard Ier DE COMMINGES et Diaz DE SAMATAN de MURET‏.
Naissance ‎1120, Décès ‎après 1180‎, au moins 60 ans. Profession: Comte de Comminges (1153-1175), seigneur de Muret et de Samatan, Chevalier de l'ordre du Temple
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Seigneur de Samatan puis Comte de Comminges. Il abdique et devient Templier en 1176.

Dodon "Bernard III" de Comminges dit "de Samatan", fils de Bernard 1er, Comte de Comminges et de sa femme Dias de Samatan (après 1176). Sa filiation est confirmée par le contrat de mariage du 26 mai 1139 aux termes duquel « Bernard de Comminges et sa femme Dias et leur fils Bernard de Comminges, Roger et Dodon de Samatan » accordent des biens aux «Bernardae filiae nostrae et viro tuo Rogerio de Biterri».

Il succéda comme comte de Comminges, comme « Bernard III » en 1153 à la mort de sonfrère Bernard II et fit don de biens à Berdoues par charte datée de 1160 "Bernardus comes Convenarum…filius Bernardi comitis".

Marié avec Laurence de Toulouse, fille illégitime d'Alphonse JOURDAIN Comte de Toulouse. Sa filiation et son mariage sont confirmés par une charte non datée qui nomme [son fils] «B. Convenarum comes filius sororis comitis Tolosani». Ceci est conforme à une charte datée de 1202 qui nomme «B. lo comte de Comenge lo cal fo filh de la filha N Anfos». Selon le Père Anselme, elle était la fille de Raymond 5 Comte de Toulouse (ce qui est contredit par la dernière charte citée), et s'appelait Lorenzo, bien que la source principale sur laquelle cela se fonde n'ait pas été identifiée. On suppose qu'elle devait être illégitime. Comme noté dans l'introduction de cette section ci-dessus, il y a une certaine possibilité que l'épouse de Bernard ait été liée soit à la famille ducale du comté de Bourgogne.

Le comte Bernard III et sa femme ont eu quatre enfants;

BERNARD IV de Comminges (-22/02/1225) qui lui succédera comme Comte de Comminges.

ROGER de Comminges (-vers 03/04/1211).

GUY de Comminges . Seigneur de Savès {Frontignan-Savès, Haute-Garonne et en partie L'Isle-en-Dodon}.

FORTANER de Comminges . Seigneur d'Aspet



Bernard III de Comminges (mort vers 1180), comte de Comminges (avant 1153-1176); portant le nom de Dodon de Samatan, il adopte le prénom de Bernard en devenant comte; frère de Bernard II; époux d'une fille d'Alphonse Jourdain, comte de Toulouse;

La situation n'était cependant pas brillante lorsque Dodon abandonna à son fils aîné, en 1176, le comté, amputé du Couserans et du Savès donnés à des cadets. La guerre méridionale avait repris en 1166 depuis que Raimond V avait prétendu recueillir la succession de Raimond Bérenger de Provence; des trêves l'avaient apaisée un moment en 1173-1174, mais les hostilités avaient recommencé en 1175. Alphonse II, comte de Barcelone et roi d'Aragon, poursuivant à fond la politique transpyrénéenne de ses prédécesseurs, avait passé la chaîne centrale. Pendant l'automne 1175, il avait parcouru, sinon occupé, le comté de Comminges, et, d'un camp situé sur une hauteur de la région de la Sâve, il avait donné en fief à Centulle IlI de Bigorre le val d'Aran, repris donc entre temps aux Commingeois.

En 1176, entrée de Dodon, comte de Comminges à la Commanderie du Temple de Montsaunès. Don par le même aux Templiers de divers casals, de ses droits sur les montagnes de Couserans et de la franchise de leude sur toutes les terres de ses fils et de ses frères.

En 1180, il se rendit dans l'église de Montsaunès et là, en présence des membres de sa famille, il reçut l'habit de l'Ordre des mains d'Odon de Bazus, Commandeur. Les chevaliers qui s'y assemblèrent« tous vêtus de leur manteau blanc » portaient au-dessus du coeur, comme un bouclier, la croix vermeille. L'éclat de la cérémonie était rehaussé par la présence d'Arnaud-Roger, évêque de Comminges et de son frère Eude, évêque de Couserans. Avant de se démettre de son autorité, Dodon fit jurer a son fils, Bernard, de toujours protéger les Templiers de Montsaunès de tout son pouvoir.

Charte de la Commanderie du Temple de Montsaunès 05/1175 : http://www.cn-telma.fr/chartae-galliae/charte218583/

Bernard III dit Dodon pris l'habit des templiers en 1180 et rejoint la Commanderie de Montsaunès en Haute-Garonne, inaugurant ainsi certainement une relation étroite entre la maison comtale et les templiers. Il fut inhumé dans l'église de Montsaunès ainsi que son fils et successeur Bernard IV.

Les comtes de Comminges : https://genealogie.ubox.fr/Les_Comtes_de_Comminges.pdf


Comté et Maison de Comminges entre France et Aragon au Moyen Age
Charles Higounet - Bulletin hispanique Année 1947 49-3-4 pp. 311-331

Cartulaire de Montsaunès :

[1176]— [Montsaunès]

Entrée de Dodon, comte de Comminges, au Temple de Montsaunès. Don par le même aux Templiers de divers casals, de ses droits sur les montagnes de Couserans et de la franchise de leude sur toutes les terres de ses fils et de ses frères.

Outre la copie du cartulaire publiée ci-dessous et désignée sous la lettre Cl, nous possédons de ces actes quatre autres copies:
B1. Copie gasconne de la fin du XIIe siècle, Arch. dép. Haute-Garonne, H, Malte, Saint-Gaudens, I, nº 31 (Montsaunès, 1. 27.) — Publiée ci-dessous à la suite de la copie du cartulaire sous le nº 1a.

1 — Les seuls éléments chronologiques des trois actes donnés sous ce numéro permettent uniquement de fixer l'entrée du comte de Comminges au Temple de Montsaunès à une date antérieure au 6 mars 1177, mort d'Arnaud-Roger, évêque de Comminges (Gallia christ, t. I, col. 1096), l'évêque de Couserans Odon étant en effet inconnu par ailleurs et Roger connu seulement par un acte de 1164 (Hist. Lang., t. IV, p. 380). Mais la date de la pièce ci-dessous nº 60 montre que Dodon n'était pas encore entré au Temple en mars 1175 ou 1176. On peut donc hésiter pour dater cet événement entre mai 1175 et mai 1176. Comme le comté fut envahi pendant l'été et l'automne 1175 par Alphonse II d'Aragon (CH. HIGOUNET, Le comté de Comminges, p. 73), on peut penser que Dodon ne se retira pas de la vie publique en pleine crise et que ce n'est vraisemblablement qu'après la conclusion de la trêve du 18 avril 1176 entre le roi d'Aragon et le comte de Toulouse (Hist. Lang., t. VII, note IV, p. 10 s.) qu'il dût se décider.

B 9. Copie gasconne du XIIIe siècle ne contenant que les deux premières donations de la copie précédente, Arch. dép. Haute-Garonne, H, Malte, Montsaunès, 1. 47 (ancienne cote, Saint-Gaudens, nº 54).

C 1. Cartulaire. — Publiée en partie, avec des erreurs de lecture, par Du BOURG, Hist. du Grand Prieuré de Toulouse (Paris-Toulouse, 2e éd., 1883), p. j. nº XLII et XLIII.

C 2-3. Copies latines de la fin du XIIIe siècle, d'après C 1, Arch. dép. Haute-Garonne, H, Malte, Montsaunès, 1. 47 (sans numéros).

Marié/ Relation avec:

Enfants:

1.
manBernard IV DE COMMINGES‏
Naissance ‎1151


, Décès ‎1 mar 1226 il est aussi connu sous le nom de Bernard, seigneur de Muret et Samatan


Il est le fils de Bernard III, comte de Comminges et Laurence de Toulouse.


Il nait en 1151 . Il épouse Béatrice III de Bigorre, fille de Centulle III, comte de Bigorre et Matelle des Baux vers 1180 . Béatrice III de Bigorre et Bernard IV, comte de Comminges se divorcent en 1192 . Il épouse Comtors de la Barthe, fille de Arnaud-Guilhem Ier, vicomte de la Barthe et de Navarre en 1195 . Comtors de la Barthe et Bernard IV, comte de Comminges se divorcent en 1197 . Il épouse Dame Marie de Montpellier, fille de Guillaume VIII, seigneur de Montpellier et Eudoxie Comnène le 7 décembre 1197 . Dame Marie de Montpellier et Bernard IV, comte de Comminges se divorcent en 1201 . Il décède le 22 février 1226 .
‎, 74 ou 75 ans. Profession: Comte de Comminges (1176-1225), comte de Bigorre (1192-1225)
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Bernard IV fils aîné de Dodon, successeur dans le comté à partir de 1176 et comte de Bigorre en 1192 du chef de sa première femme;

En avril 1176, un nouveau traité interrompit le conflit, puis, en 1179, la guerre reprit partout en Provence, en Rouergue et en Languedoc,. Bernard IV, Quoique neveu de Raimond V et son vassal direct pour Muret depuis la fin de Trencavel, entra alors dans la coalition catalane; prise de parti peut-être obligatoire, mais peut-être aussi calculée par le jeune comte pour réaliser ses premières ambitions. De fait, vers 1182, Bernard épousait, avec l'assentiment du roi d'Aragon, Stéphanie, héritière de Bigorre, et prenait quelque temps après les titres de ce comté. Ce coup fait, le Commingeois se tourna aussitôt vers Toulouse et, répudiant Stéphanie, voulut garder le comté de Bigorre en écartant la fille, née de ce mariage, Pétronille.

Après sa rupture avec Stéphanie de Bigorre, Bernard avait épousé la fille d'un autre baron pyrénéen, Comtors de La Barthe ; mais ce second mariage fut annulé quelques mois à peine après sa célébration, en novembre 1197, par le propre oncle de la jeune comtesse, l'évêque de Comminges Raimond-Arnaud, et, le mois de décembre suivant, Bernard IV se rendait à Montpellier où il épousait Marie, fille de Guilhem VIII, seigneur de cette ville. On connaît l'histoire de cette malheureuse princesse, fille d'un premier mariage de Guilhem VIII avec Eudoxie Comnène, que sa belle-mère Agnès de Castille voulait exclure de la succession de Montpellier au profit de son jeune fils Guilhem. A cet effet, elle lui avait fait épouser, à peine âgée de douze ans, Barrai, vicomte de Marseille, en la faisant renoncer à ses droits. Mais Barrai était mort peu après le mariage et l'opération était à recommencer. Dans l'affaire du nouveau mariage de Marie avec Bernard IV, il parait donc très probable que les avances soient venues de Guilhem VIII et de sa femme. Mais, pour que notre Commingeois ait si rapidement et si favorablement écouté ces avances et qu'il ait accepté une union avec clause de renonciation aux droits de sa future épouse, c'est qu'il avait lui-même assurément un projet en tête. Il est même permis d,e penser qu'à l'occasion de ce mariage se monta une vaste intrigue entre le comte de Comminges, Raimond VI d,e Toulouse et Pierre II d'Aragon, et qu'en réalité le seigneur de Montpellier et sa femme conclurent un marché de dupes.

Bernard IV, fils et successeur de Bernard Dodon, eut un différend avec son voisin, Raymond-Roger, comte de Foix, et une guerre éclata entre eux (1198). Il prit part ensuite à la guerre des Albigeois ; il prêta son appui à son cousin Raymond VI, comte de Toulouse, contre Simon de Montfort, et fut battu par ce dernier à la bataille de Muret (1213). Simon de Montfort pilla et dévasta le Comminges. Bernard IV dut prêter serment devant le légat du pape, à Narbonne, de ne plus soutenir les hérétiques, et il se rendit à Rome avec le comte de Toulouse pour obtenir du pape sa grâce et la restitution de ses États. Il reprit néanmoins les armes en 1218 et put recouvrer ses États; enfin, en 1219, il se distingua à la journée de Baziège, où il commanda le corps de bataille de l'armée des Toulousains qui fut victorieuse.

2.
manRoger 1er DE COUSERANS‏
Naissance ‎1160, Décès ‎10 avr 1211‎, 50 ou 51 ans. Profession: vicomte de Couserans (1er, 1180-1211)
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L'origine de la vicomté provient de la division du comté de Foix par les titres de Bernard Roger de Foix, comte de Foix, qui s'intitule « comte de Couserans » à partir de 1012, le territoire dépend donc du Languedoc. Les descendants de Bernard Roger sont comtes de Couserans, même si le titre n'est plus utilisé à partir du XIIe siècle. Le comté de Foix venait lui-même du partage effectué par Roger Ier de Carcassonne dit Roger le Vieux, comte de Carcassonne, qui donna une partie de son comté à son fils Bernard-Roger, premier comte de Foix.

Elle fut donnée comme vicomté par le comte Bernard III de Comminges (Dodon de Samatan) à son fils Roger Ier qui en fut le premier vicomte.

Puis a suivi son fils Roger II qui en mourant a laissé le Couserans à son fils Roger III, et le comté de Pallars (qu'il avait acheté à sa troisième femme) à son autre fils Arnaud Roger Ier (père de Sibylle qui s'est mariée avec Hugues de Mataplana et qui est à l'origine de la dernière dynastie comtale du Pallars).

Roger III est mort entre 1257 et 1267 et lui a succédé son fils nommé Arnaud d'Espagne, qui a réclamé le Pallars et l'a envahi sans succès.

En 1304 lui a succédé son fils Roger IV, qui lui aussi a tenté d'envahir le Pallars. Son fils Raymond Roger Ier fut le vicomte suivant. Un mariage, celui de la vicomtesse Isabelle de Bruniquel a apporté cette vicomté, mais ce n'est pas clair si elle a épousé Roger ou Raymond Roger ; en tout cas, la vicomté est passée à leur fils commun Arnaud Roger puis à leur petit-fils Roger et ses descendants (voir vicomté de Bruniquel).

Raymond Roger a fait un premier mariage avec Mata d'Armagnac-Fesenzaguet avec qui il a eu un fils et successeur au Couserans, Jean Roger, mort après 1392. Son fils Raymond Roger II fut vicomte et est mort en 1425; son fils Jean Roger II lui a succédé, pendant qu'un autre fils, Raymond Roger, fut vicomte de Soulan et a ouvert la lignée des vicomtes de Soulan.

Jean Roger II est décédé en 1445 ou 1446 et l'héritière la plus proche était sa sœur Aliénor, mariée à Jean II de Foix, de la Maison des seigneurs de Fornets, Rabat et Séron.

À Jean lui a succédé son fils Roger qui est mort en laissant deux filles célibataires et sans descendance.

Corbeiran a transmis la vicomté à son frère Germain et a cédé les seigneuries à son fils Jean (III de Foix-Rabat). Germain a acquis par mariage la seigneurie de Mardogne (à Joursac dans le Cantal) et sa lignée s'est appelée Foix-Mardogne au lieu de Foix-Rabat. Il a partagé les seigneuries entre ses deux fils : Louis a reçu la seigneurie de Mardogne et Jean la vicomté de Couserans. Son successeur fut son fils Jean-Paul qui n'a laissé qu'une fille, Françoise, qui s'est mariée avec François de Mauléon, seigneur de La Cour, et a initié la dynastie de Couserans-Mauléon, à laquelle a succédé celle de Modave, et finalement celle des Polignac qui a duré jusqu'à la Révolution.

Le titre de vicomte de Couserans est aussi un titre du Royaume d'Espagne concédé en 1830 à Joseph d'Espagne et Rossignol, comte d'Espagne, descendant d'un fils second d'Arnaud Ier de Comminges dit d'Espagne qui furent seigneurs de Montespan, marquis et comtes d'Espagne et ont leur origine de la famille seigneuriale des Comenge, marquis de Vervins.


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